Le Jour où j’ai réussi Sirsasana



Sirsasana est la posture reine en Yoga. Depuis que j’ai débuté le Yoga, en 2014, réussir à faire cette posture était pour moi un Graal. Elle représentait un défi physique et mental, c’est à dire réussir à surmonter un certain nombre de peurs.


J’ai assisté à un festival de Yoga en 2016 où l’on m’a invitée à faire cette posture presque sans préparation et alors que j’étais novice en yoga. J’ai été traumatisée par cette expérience, car bien sûr j’ai eu peur de ne pas y arriver et de me faire mal. Ce qui est effectivement arrivé !


C’est une posture exigeante mais pas impossible. Par contre elle demande une certaine préparation physique et mentale qui pour moi a pris plusieurs années. J’y arrive seulement depuis quelques jours à monter progressivement mes jambes, sans m’aider du mur pour me soutenir. Il reste encore une sécurité. Pour l’instant, je n’ai pas encore oser le faire sans, au milieu d’une pièce… il me reste donc une étape à franchir.


Il y a 3 - 4 ans alors que je débutais ma formation de Yoga, je me suis essayée à Sirsasana. A l’époque je devais lancer mes jambes et m’appuyer contre le mur. Mon enseignante m’a demandé pourquoi je voulais la faire et m’a mise en garde ! Si c’est mon Ego qui veut la faire pour se prouver quelque chose ce n’est pas le bon moment. Alors j’ai arrêté de la faire, je me suis même dit qu’elle n’était pas pour moi.


Ces deux dernières années j’avais pris du poids et perdu en forme physique, ce qui ne me donnait pas confiance pour m’exercer à cette posture. Je l’ai mise de côté, voir oubliée.

Puis je me suis reprise en main au mois d’avril de cette année. J’ai perdu 6 kg, j’ai repris la natation, la marche active, le vélo. Peu à peu mon corps s’est remusclé, j’ai regagné en endurance et en vitalité.


Dans le même temps, j’ai vécu une séparation, un deuil, et d’autres petites épreuves qui m’ont bien malmenée, qui ont fait resurgir des souffrances, des blessures, mais aussi des blocages, des limitations, des peurs bien enfouies.

Alors j’ai entrepris de trouver des solutions. Méditation, soins énergétiques, hypnose, soins naturels, voyages chamaniques,… j’ai pratiqué, testé et observé, nettoyé, libéré, pris conscience du travail intérieur qu’il y avait encore à faire pour retrouver calme, confiance, sérénité, estime de moi.


Et puis un jour, j’ai senti la force et la confiance pointer le bout de leur nez. Et là Sirsasana s’est à nouveau présentée. J’ai su que le moment était venue de l’apprivoiser.


Petit à petit, je suis entrée dans la posture. En me concentrant sur mon objectif, en faisant le vide, en inversant le cours des choses, en changeant de point de vue.


A partir de ce jour j’ai pris conscience que mon parcours n’était pas vain, que mon chemin était juste, que mes intuitions se réalisaient souvent, que mes blessures étaient des bénédictions, que mes peurs n’étaient que des dragons à affronter et transcender pour me rendre plus forte, pour m’aider à grandir, à m’élever vers le sommet de la montagne.

Ce jour là, il y avait bien encore quelques nuages dans le ciel, mais j’avais arrêté de regarder le verre à moitié vide. J’avais inversé le sablier et mon angle de vue pour voir le verre à moitié plein.


La moralité de l'histoire c'est qu'à force de travail et de persévérance, on peut y arriver.... et à n'importe quel âge ! Car j'ai débuté le Yoga à 40 ans passé et je compte bien le pratiquer pendant encore quelques dizaines d'années :-)


Je vous conseille cet article pour en savoir plus sur Sirsasana et ses bienfaits.