Cheminer avec Ishtar, Déesse Yin Yang, entre ombre et lumière


Le premier cercle des Déesses de Dions s'est tenu ce mardi 18 janvier, le même soir que la première Pleine Lune de l'année. Gratitude pour ces femmes qui ont choisi d'apporter leur énergie à ce collectif féminin qui va se déployer tout au long de l'année, en reliance, entre femmes, mères, soeurs, déesses.

Rencontrer sa Déesse Intérieure c’est explorer les mythes et les archétypes des Déesses de l’antiquité et partir ainsi à la rencontre des symboles, des messages que les Déesses, les Femmes Oracles, les Prétresses ont à nous transmettre. 

Chaque mois, une Déesse s’invite dans ce Cercle, au fil des énergies et des messages que je canalyse. En ce premier mois de l'année, mois d'hiver et d'introspection, entre ombre et lumière, Ishtar m’a rendu visite. 

Qui est Ishtar ?

Ishtar ou Innana est l’une des déités les plus importantes de Mésopotamiens. 

Elle est considérée comme symbole de la femme, une divinité astrale associée à la planète Vénus et souvent comparée à la Déesse grecque Aphrodite. C’est la déesse de la séduction et de la sexualité, l’amour et de la passion, mais aussi de la guerre et du ciel. Une divinité souveraine dont l'appui est nécessaire pour régner sur un royaume.

Un autre trait saillant de sa « personnalité », plus complexe à cerner, est d'avoir la faculté d'associer les opposés et même de provoquer leur inversion, de briser les interdits. Plus largement, son rôle symbolique, avec son affirmation en tant que principale déesse de la Mésopotamie (et même la déesse par excellence, son nom ayant revêtu avec le temps le sens de « déesse »), est d'être une femme, d'incarner l'image d'un féminin souvent libre de toute tutelle masculine, donc l'inverse de la norme dans une société patriarcale.

Ishtar nous enseigne qu'une Déesse n’est pas « que lumineuse » elle a ses parts d’ombres 

Ishtar est une déesse arrogante qui provoque nombre de conflits entre les dieux ou les mortels, elle multiplie les amants et ne supporte pas qu’on la rejette, Gilgamesh en fera les frais lorsqu’elle se vengera en envoyant le taureau céleste sur terre, ou encore lorsqu’Enkidu s’oppose à elle. La déesse lui fera envoyer une malédiction afin de le punir et de le tuer. 

La déesse n’hésite pas à s’attaquer aux possessions des autres dieux afin de leur voler leurs pouvoirs, notamment dans l’épisode du vol des bienfaits d’Enki. La plus célèbre des légendes concernant Ishtar et sa descente aux enfers, la déesse ambitionne de ravir le trône du monde souterrain à sa sœur Ereshkigal, qui est tout aussi terrible, mais les choses ne se passent pas comme prévu et la déesse est prisonnière des enfers. 

Elle ne devra son salut qu’à l’intervention des garants dieux et le sacrifice de son mari Tammuz. Voici donc l’histoire d’une déesse ambivalente, mais l’une des plus fascinantes du panthéon mésopotamien. 

Tout au long de plus de trois millénaires d'histoire sumérienne puis mésopotamienne, elle a été l'une des divinités les plus importantes de cette région, et a également été adoptée dans plusieurs pays voisins, où elle a pu être assimilée à des déesses locales. Elle a également repris par syncrétisme les aspects de différentes déesses mésopotamiennes et a été vénérée dans plusieurs grands centres religieux, prenant parfois des traits variés selon la localité où son culte se trouvait. Pour cela, elle illustre bien la complexité des conceptions, des pratiques et des échanges religieux dans le Proche-Orient ancien, et beaucoup de ses aspects sont et resteront un sujet de discussion.

Ses Symboles

Ishtar, « Star des Etoiles »  est une divinité astrale, identifiée à la planète Vénus, étoile du matin et du soir. La déesse est d'ailleurs souvent symbolisée par une étoile à huit branches, représentant sans doute cet astre. Son animal-attribut est le lion. Représentée par le deuxième astre le plus brillant dans la ciel nocturne après la Lune, Ishtar occupe une place majeure dans l'espace céleste. 

Comme cela a été évoqué son nom sumérien signifie « Dame du Ciel », et il se retrouve en akkadien dans l'épithète « Reine/Dame du Ciel » (šarrat/bēlit šamê) aux côtés d'autres appellations similaires comme « Reine des Cieux et des Étoiles » ; dans le mythe de sa descente aux Enfers, elle se proclame « Reine du Ciel, de là où le soleil se lève ». 




Un poème  dédié à l'aspect astral de la déesse par le roi Iddin-Dagan d'Isin :

Alors que la Dame, admirée par le Pays (de Sumer),

l'étoile solitaire, l'étoile Vénus,

la Dame élevée aussi haut de le Ciel,

s'élève au-dessus telle un guerrier,

le Pays tremble devant elle !

Les fidèles Tête-noires (les hommes) se prosternent devant elle.

Le jeune homme voyageant sur les routes s'oriente grâce à elle.

Les bœufs lèvent leur tête de leur joug vers elle.  — Hymne d'Iddin-Dagan à Inanna


Incantation à Ishtar 


Vous pourrez pendant tout le mois qui vient adresser vos prières, vos rituels, votre pratique de méditation et de yoga à Isthar et observer ce qui se passe dans votre corps, votre esprit, votre coeur, votre vie.

Dans mes cours de Yoga, Ishtar sera présente par la pratique d'Asana "opposé" et inversion, comme le chien tête en bas, la chandelle, la charrue.

Le Mantra d'Ishtar 

   « Je suis une femme debout, centrée, connectée à mon corps et à mon ventre véritable guide intérieur. Le Nouveau Monde que je souhaite voire éclore existera si je nourris mon feu créateur ! »


Bonne pratique et bon mois de Janvier avec Ishtar, 
Namasté.


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