En Mai fait ce qu'il te plait


Inspirée par la parfum délicat des Roses de mai, j'ai concocté cette semaine mes premiers soins de beauté maison et naturels. Mes ingrédients de base (bio naturellement) commandés il y a quelques jours auprès d'Aroma Zone venaient tout juste d'arriver.

Dans le même temps j'avais envie de tester les recettes de beauté yogiques issues de mon livre référence du moment : LE YOGA au Féminin de Catherine Millepied-Flori. Ses recettes sont simples, rapides, naturelles. Elles ne nécessitent pas tout un tas d'ingrédients impossibles à trouver et couteux. 

En ce qui me concerne, j'aime prendre soin de ma peau, de mon corps, de mes cheveux. Mais ça ne doit pas me prendre des heures ni me couter un bras. Cela doit être un petit moment de bonheur, doux, délicat et parfumé comme une rose de mai.

Les ingrédients de mes recettes toutes roses


Mes deux recettes plaisir-beauté du moment :

GOMMAGE AU SEL DE L'HIMALAYA ROSE

Ce gommage est d'une douce couleur rose qui me transporte d'emblée dans les montagnes de l'Himalaya ou j'ai eu la chance d'aller en 2017. Parfumé aux HE de rose, tous mes sens sont en éveil.

Ingrédients : 1 cuillère à soupe de Sel Rose + 1 cuillère à café d'huile d'amande rose + 1 goutte d'HE de rose ou bois de rose ou Linaloe Baies pour son parfum et ses propriétés calmantes. 

Bien mélanger dans un petit bol. Utiliser sous la douche, avec un gant. Instants de détente comme au Hammam garantis !


Bien mieux que les masques anti-virus !


MASQUE SECRET DE JEUNESSE

Ce masque tout doux purifie et illumine la peau et est la promesse d'un teint de porcelaine.

Ingrédients : 1 cuillère à soupe d'argile rose + trois cuillères à soupe d'eau de rose + 1-2 goutte d'HE de lavande pour son action apaisante et tonifiante.

Laisser poser 5-10 minutes et bien rincer à l'eau tiède  !



La rose, une reine de Beauté aux Milles visages


Cet article sur La Rose m'a bien évidemment rappelé le Petit Prince et ce passage lors de sa rencontre avec la Rose.


Le petit prince et la rose - Antoine de Saint-Exupéry


    J'appris bien vite à mieux connaître cette fleur. Il y avait toujours eu, sur la planète du petit prince, des fleurs très simples, ornées d'un seul rang de pétales, et qui ne tenaient point de place, et qui ne dérangeaient personne. Elles apparaissaient un matin dans l'herbe, et puis elles s'éteignaient le soir. Mais celle-là avait germé un jour, d'une graine apportée d'on ne sait où, et le petit prince avait surveillé de très près cette brindille qui ne ressemblait pas aux autres brindilles. Ca pouvait être un nouveau genre de baobab. Mais l'arbuste cessa vite de croître, et commença de préparer une fleur. Le petit prince, qui assistait à l'installation d'un bouton énorme, sentait bien qu'il en sortirait une apparition miraculeuse, mais la fleur n'en finissait pas de se préparer à être belle, à l'abri de sa chambre verte. Elle choisissait avec soin ses couleurs. Elle s'habillait lentement, elle ajustait un à un ses pétales. Elle ne voulait pas sortir toute fripée comme les coquelicots. Elle ne voulait apparaître que dans le plein rayonnement de sa beauté. Eh ! oui. Elle était très coquette ! Sa toilette mystérieuse avait donc duré des jours et des jours. Et puis voici qu'un matin, justement à l'heure du lever du soleil, elle s'était montrée. Et elle, qui avait travaillé avec tant de précision, dit en bâillant :

    - Ah ! Je me réveille à peine... Je vous demande pardon... Je suis encore toute décoiffée...

    Le petit prince, alors, ne put contenir son admiration :

    - Que vous êtes belle !
    - N'est-ce pas, répondit doucement la fleur. Et je suis née en même temps que le soleil...

    Le petit prince devina bien qu'elle n'était pas trop modeste, mais elle était si émouvante !

    - C'est l'heure, je crois, du petit déjeuner, avait-elle bientôt ajouté, auriez-vous la bonté de penser à moi...

    Et le petit prince, tout confus, ayant été chercher un arrosoir d'eau fraîche, avait servi la fleur.

    Ainsi l'avait-elle bien vite tourmenté par sa vanité un peu ombrageuse. Un jour, par exemple, parlant de ses quatres épines, elle avait dit au petit prince :

    - Ils peuvent venir, les tigres, avec leurs griffes !
    - Il n'y a pas de tigres sur ma planète, avait objecté le petit prince, et puis les tigres ne mangent pas l'herbe.
    - Je ne suis pas une herbe, avait doucement répondu la fleur.
    - Pardonnez-moi...
    - Je ne crains rien des tigres, mais j'ai horreur des courants d'air. Vous n'auriez pas un paravent ?

    "Horreur des courrants d'air... ce n'est pas de chance, pour une plante, avait remarqué le petit prince. Cette fleur est bien compliquée..."

    - Le soir vous me mettrez sous globe. Il fait très froid chez vous. C'est mal installé. Là d'où je viens...

    Mais elle s'était interrompue. Elle était venue sous forme de graine. Elle n'avait rien pu connaître des autres mondes. Humiliée de s'être laissée surprendre à préparer un mensonge aussi naif, elle avait toussé deux ou trois fois, pour mettre le petit prince dans son tort:

    - Ce paravent ?...
    - J'allais le chercher mais vous me parliez !

    Alors elle avait forcé sa toux pour lui infliger quand même des remords.

    Ainsi le petit prince, malgré la bonne volonté de son amour, avait vite douté d'elle. Il avait pris au sérieux des mots sans importance, et il est devenu très malheureux.

    "J'aurais dû ne pas l'écouter, me confia-t-il un jour, il ne faut jamais écouter les fleurs. Il faut les regarder et les respirer. La mienne embaumait ma planète, mais je ne savais pas m'en réjouir. Cette histoire de griffes, qui m'avait tellement agacé, eût dû m'attendrir..."

    Il me confia encore :

    "Je n'ai alors rien su comprendre ! J'aurais dû la juger sur les actes et non sur les mots. Elle m'embaumait et m'éclairait. Je n'aurais jamais dû m'enfuir ! J'aurais dû deviner sa tendresse derrière ses pauvres ruses. Les fleurs sont si contradictoires ! Mais j'étais trop jeune pour savoir l'aimer."
 




1 commentaire

  1. Coucou Pascale, merci pour ces bonnes idées, à tester ;-) J'espère que tout va bien pour toi et la famille. Bisous, Isa et Didier

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